Témoignages de vos communes

« Les communes ont un rôle essentiel à jouer, car le changement commence toujours quelque part — souvent juste à côté de chez nous »

Mon engagement pour un commerce plus juste

« La solidarité n’est pas la même chose que le soutien. Pour faire l’expérience de la solidarité, nous devons partager une communauté d’intérêts, de convictions et d’objectifs autour desquels nous unir, pour construire la sororité. Le soutien peut être occasionnel. Il peut être accordé, puis tout aussi facilement retiré. La solidarité exige un engagement constant et durable. » — Bell Hooks

Cette phrase résume parfaitement l’engagement que prennent les communes lorsqu’elles deviennent « communes du commerce équitable ». Derrière ce label, il y a une conviction simple : des actions locales peuvent contribuer à plus de justice mondiale.

Si je me suis engagée dans cette voie, ce n’est pas par hasard. Mon parcours personnel et familial, mes voyages, mes rencontres et mon engagement politique ont façonné ma vision du commerce équitable. Et cette vision est le fil rouge de mon action publique aujourd’hui.

Les premiers questionnements : comprendre le monde pour agir

Tout a commencé lorsque j’étais étudiante. Je découvrais le monde, avec ses beautés mais aussi ses injustices. En 2007, j’ai eu la chance de partir au Burundi avec des jeunes du village. Ce voyage – le premier de quatre séjours en Afrique, dont deux avec des élèves quand je suis devenue enseignante – a ouvert une brèche irréversible. Dès qu’on pose le pied sur ce continent, des milliers de questions surgissent : pourquoi ces inégalités ? D’où viennent-elles ? Quel rôle joue notre manière de consommer, de commercer ?

C’est ce moment-là qui a ancré en moi le besoin de comprendre, et plus tard, le besoin d’agir.

L’histoire de mon oncle : un déclic venu de chez nous

Pourtant, c’est une histoire beaucoup plus proche de moi qui a donné une forme concrète à ces réflexions : celle de mon oncle, agriculteur.
Il a repris la ferme familiale et exerce son métier avec passion, dans le respect des traditions et du vivant.

En 2009, la crise du lait éclate. Les images des agriculteurs déversant des tonnes de lait à Bruxelles marquent les esprits. Travailler à perte, qui l’accepterait ?
Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis sentie appelée. J’ai accompagné mon oncle sur le « rond-point des vaches » à Battice et jusqu’à Bruxelles. C’était bien plus qu’une revendication économique : c’était une question de justice.

Puis arrivent 2015, la fin des quotas laitiers, la dérégulation et les projets d’accords de libre-échange (TTIP, CETA, MERCOSUR). Tout cela me paraît à mille lieues d’un commerce équilibré ou équitable.

Et mon oncle, lui, évolue.
D’abord meneur dans les manifestations, il élargit peu à peu sa vision. Il comprend les impacts globaux du commerce : le lait en poudre européen qui déstabilise certains marchés africains, la nécessité d’une régulation, l’ironie d’un métier nourricier qui ne garantit même pas un revenu décent.
Il participe à la création du label Fairbel — un acte fort, ancré dans la réalité locale. Plus tard, lors d’un chapitre sur le commerce équitable en tant qu’enseignante, j’ai pu me rendre compte que mes élèves comprenaient le terme « fairtrade » grâce à la marque Fairbel, bien plus que par la connaissance de produits Oxfam par exemple.

Son cheminement l’amène ensuite à entamer une transition vers le bio : revoir ses pratiques, planter des haies, diversifier, réduire le cheptel… Une démarche courageuse, dans un contexte d’aides fluctuantes et de climat incertain.
Mais il redonne du sens à son métier. Il recrée du lien. Et il me montre, par l’exemple, ce que signifie réellement le commerce équitable : un système qui respecte les humains et le vivant.

Un engagement politique inspiré de cette démarche

Quand je suis devenue bourgmestre, cette vision m’accompagnait. En politique communale, il est facile de se limiter à la gestion du quotidien. Elle est nécessaire, bien sûr. Mais je souhaitais que notre commune porte aussi une réflexion plus large.

C’est ainsi que nous avons inscrit notre action dans le commerce équitable, au sens local et global.

Après l’accueil des Ukrainiens, la mobilisation citoyenne nous a amenés à créer un Espace Transition, animé par de nombreux bénévoles. Ce magasin, ouvert deux fois par semaine, rencontre aujourd’hui un vrai succès.
Nous avons lancé un projet de potage-collation avec un maraîcher local installé sur des terrains communaux. Nous travaillons à proposer des repas chauds durables dans les écoles. Et bien sûr, nous promouvons les produits du commerce équitable international, notamment dans l’administration.

Pour moi, l’enseignement est clair : aux problèmes structurels du commerce mondial, nous devons répondre par des actions structurelles, pensées à long terme.
Les communes ont un rôle essentiel à jouer, car le changement commence toujours quelque part — souvent juste à côté de chez nous.

Vers un avenir plus juste

Aujourd’hui, mon oncle continue d’innover, son fils après lui. Leur ferme est devenue un modèle de transition qui contribue au paysage nourricier, protège contre les inondations et accueille les visiteurs grâce à un golf fermier. C’est une approche systémique, durable, vivante.

Et c’est cette vision — celle d’un commerce qui relie, qui respecte et qui protège — que je souhaite porter pour l’avenir de ma commune.

Témoignage de Marie Stassen – Echevine à Plombières

Témoignages – Conférence internationale des Fair Trade Towns à Edimbourg 2025

« Pouvoir rencontrer les autres acteurs belges du Commerce Equitable c’est très précieux« 

Partage d’expérience de la International Fairtrade Towns Conference à Edimbourg en 2025

  • Quel a été ton moment fort de la conférence ?

Il y a eu plusieurs moments forts de la conférence : j’ai énormément apprécié à la première journée les actions inspirantes de l’activisme des jeunes (Fairtrade Youth ambassadors of Flanders), le témoignage de Scottish Fairtrade et leur petite vidéo sur Tik Tok, la présentation des Fairtrade Towns en Corée et l’action Fair Kickt de Frankfurt dont l’objectif était de faciliter aux jeunes les outils pour s’engager pour un futur fair et durable.

Les moments de pause entre les différents témoignages étaient les bienvenus et c’était sympa d’avoir les stands avec des produits du CE (alimentaire et artisanat).

La soirée était très chouette également avec le repas vegan curry en commun et la clôture avec la soirée Ceilidh, danse et musique folklorique.

La deuxième journée un des sujets était l’importance de raconter son histoire de manière respectueuse et correcte. C’était très intéressant, puis c’était aux témoins venus de l’Afrique, de l’Amérique du Sud, de la Palestine de raconter leur histoire. C’était des témoignages émouvants, comme celui de Basma de la HLHCS, une coupole rassemblant des coopératives en artisanat (céramique, savon, broderie,…) en territoires occupés palestiniens, qui était la première organisation arabe à joindre le WFTO. Son histoire de résilience, son optimisme et son message positif m’ont beaucoup ému. Et puis pour terminer, le témoignage de Lara Young, étudiante en sciences environnementales et militante qui en 2022 a démarré une campagne contre des vapeteuses jetables en Angleterre (plus qu’un million de vapeteuses jetées par jour) et les conséquences dramatiques pour la faune et la flore. Elle a réussi en rassemblant des jeunes de partout d’influencer l’opinion publique en favorisant l’interdiction des vapeteuses jetables. C’était un bon exemple comment une initiative prise par une jeune personne a pu changer la donne.

Un moment fort était également l’annonce que la Conférence Internationale des Fairtrade Towns sera organisée en Belgique en octobre 2026 !

Quel enseignement ramènes-tu avec toi pour nourrir le projet de ta commune ?

Les expériences par rapport à l’activisme des jeunes. Tous ces témoignages et bons exemples m’ont fait réaliser que c’est très important d’impliquer nos jeunes si nous voulons qu’un monde meilleur se réalise. Pas uniquement les impliquer mais leur donner l’espace pour prendre des décisions et organiser des choses eux-mêmes. De là la demande concernant l’organisation de la IFTTC de faire impliquer les jeunes dans l’organisation des deux jours de conférence.

  • Quelle bonne pratique découverte aimerais-tu mettre en avant ?

J’aimerais continuer sur cet élan d’activisme des jeunes. Cette année, pendant la Semaine du Commerce Equitable, nous avons pour la première fois une action avec des jeunes de la Maison des Jeunes néerlandophone De Branding (16+). Nous organiserons un atelier Mocktails fairtrade suivi par un quiz sur le Commerce Equitable. Une évaluation de cette action sera faite et j’espère qu’elle sera le premier pas vers une collaboration plus étroite sur le commerce équitable avec les jeunes jettois (et bruxellois), quid des futurs ambassadeurs ?

  • Un message pour les futur·es participant·es ?

N’hésitez pas à participer à la Conférence Internationale des Fairtrade Towns ! En dehors d’apprendre des bonnes pratiques de partout dans le monde sur le CE, d’échanger avec d’autres sur son propre programme d’actions et les questions qu’on se posent, c’est surtout le fait de partager des moments ensemble, des moments émouvants mais aussi des moments de joie qui nous boostent et nous font persévérer.

Pouvoir rencontrer les autres acteurs belges du CE c’est très précieux également.

Inge Bongaerts – Conseillère en Développement Durable Service Développement Durable – Environnement à Jette

« Un produit équitable porte en lui bien plus qu’une valeur marchande : il incarne une histoire de vie, un projet collectif et la quête de dignité de milliers de familles« 

La conférence internationale Fair Trade Towns s’est tenue à Édimbourg du 29 au 31 août 2025, rassemblant 257 participant·e·s aux origines diverses. Au milieu de cette diversité et d’expériences, nous formions une délégation de six personnes représentant les Communes du Commerce Équitable – Belgique. Sur place, nous avons eu le plaisir de rejoindre la délégation néerlandophone belge (Faire gemeente), afin de représenter conjointement la Belgique lors de cette rencontre internationale.

La soirée d’ouverture, organisée dans le cadre solennel de la City Chambers, s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse, portée par l’enthousiasme des organisateur·rice·s. un performance musicale animé par une musicienne à la cornemuse écossaise a offert un moment d’ancrage culturel et a donné le ton d’une conférence placée sous le signe du partage, de l’ouverture et d’une hospitalité.

Au fil des deux jours, les sessions plénières ont réuni l’ensemble des participant·e·s autour des grands défis mondiaux : comment répondre à la pauvreté, aux inégalités et au changement climatique par des alternatives économiques durables. Avec la participation d’auteurs·rices sociaux·ales venu.e.s du Sud global (notamment d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient), ces interventions ont donné une profondeur particulière aux débats, enrichi les échanges et impulsé les moments participatifs suivants, soulignant la nécessité d’une coproduction de savoirs et de pratiques.

Dans ce contexte, l’intervention de Bruce Crowther, fondateur de la première Fair Trade Town à Garstang, a illustré, à travers son parcours singulier, comment un engagement personnel peut impulser un mouvement collectif. D’autre part, l’intervention de Sophie Tack, présidente de la WFTO, a rappelé la nécessité d’une gouvernance inclusive et d’un commerce équitable pleinement articulé aux enjeux climatiques. Ensemble, ces interventions ont donné une cohérence à l’événement, reliant histoires et expériences de terrain, visions stratégiques et engagement militant.

Au cœur de la conférence, le marché des artisan·e·s du Sud a permis de découvrir des créations des coopératives ghanéennes, kényanes et palestiniennes. À chaque stand, les exposant.e.s ont partagé des histoires de migration, de résilience et d’émancipation. Leurs témoignages révèlent la richesse et la complexité des cultures du Sud global, trop souvent reléguées à un rôle d’exotisme commercial. Ce marché nous ont rappelé qu’un produit équitable porte en lui bien plus qu’une valeur marchande : il incarne une histoire de vie, un projet collectif et la quête de dignité de milliers de familles.

Pendant les pauses, un menu entièrement végan, composé de produits locaux cultivés dans un rayon de 50 km, a été servi. Il mettait en valeur des denrées issues de circuits courts, cultivées et transformées dans la région d’Édimbourg, soulignant que le commerce équitable ne se limite pas aux échanges Nord-Sud mais s’ancre aussi dans les territoires. Les plats, colorés et raffinés, démontraient qu’une alimentation durable peut être à la fois savoureuse, respectueuse de l’environnement et porteuse de sens.

Participer à cette rencontre, c’était s’immerger dans un espace de réflexions collectives sur l’avenir du commerce équitable. La coexistence de discours militants et de logiques institutionnelles parfois normatives, révélant la nécessité d’un commerce équitable qui ne se contente pas d’améliorer les conditions de marché, mais qui interroge profondément les fondements du système économique mondial. À la fin de la conférence, nous avons reçu une nouvelle enthousiasmante : l’édition 2026 des Fair Trade Towns se tiendra en Belgique. Cette annonce s’accompagne d’une responsabilité collective : accueillir le mouvement international l’année prochaine et mettre en lumière l’engagement de nos communes. Ce rendez-vous sera l’occasion de partager nos expériences locales, de renforcer les liens et de poursuivre ensemble la construction d’un commerce équitable toujours plus inclusif et porteur d’avenir.

Gitana Nebel – Frères des Hommes – Coordination CDCE

Témoignages – Conférence internationale des Fair Trade Towns en Suisse 2023

« Cette conférence a renforcé notre conviction que la solidarité internationale est la clé pour un monde meilleur« 

*Conférence Internationale des Communes du Commerce Équitable*

Pour moi, la 23e Fair Trade Towns International Conference n’était pas seulement une conférence de plus. C’était ma troisième participation, après Madrid et Cardiff, et chaque édition m’a apporté un lot de nouveautés et de rencontres qui m’ont profondément enrichi.

Après la clôture de cet événement, une chose est claire : l’engagement pour un monde plus juste et équitable ne connaît pas de frontières.

*L’engagement dans le commerce équitable quitable ancré au cœur de nos communautés locales*

Lorsque je repense à cette conférence, la première chose qui me frappe, c’est la diversité. Plus de 20 pays, 5 continents, et pourtant, un seul objectif : promouvoir le commerce équitable. Les acteurs locaux venaient d’horizons variés, mais tous partageaient une vision commune. Chaque ville et commune avait son propre récit, ses défis uniques, et ses succès dans la promotion du commerce équitable. Mais au-delà des différences, nous étions unis par une solidarité profonde et naturelle.

*Les achats publics : pilier de l’équité*

Ce qui a particulièrement marqué cette conférence, c’est l’importance des achats publics équitables. Nous avons partagé des expériences, notamment celles de villes comme Ghent (Belgique), qui ont montré comment des actions concrètes peuvent être entreprises pour assurer que nos marchés publics soutiennent activement le commerce équitable. En tant que consommateurs collectifs, les achats publics ont un pouvoir considérable pour stimuler la demande en produits équitables et soutenir les petits producteurs à travers le monde.

*Nourrir les esprits et construire des infrastructures pour un commerce équitable*

Un autre point essentiel abordé durant la conférence était l’éducation des jeunes générations au commerce équitable. Nous savons tous que l’éducation est une arme puissante pour le changement. Nous avons eu l’occasion de partager des initiatives innovantes, comme l’introduction de cours mêlant apprentissage traditionnel et thématique du commerce équitable. Cette approche nourrit l’esprit des jeunes, éveille leur curiosité et les prépare à penser de manière équitable et solidaire.

De plus, nous avons discuté de l’idée d’étendre le concept du commerce équitable au-delà de la salle de classe. Des initiatives fascinantes ont émergé, telles que l’utilisation de balles de sport équitables, la construction de terrains de jeu avec des matériaux issus de sources équitables, ou encore l’introduction de cantines scolaires qui servent des repas équitables. Ces concepts transforment l’éducation en action concrète, montrant aux jeunes que le commerce équitable n’est pas seulement une idée, mais une réalité tangible.

*Un avenir juste et équitable en marche*

Cette conférence ne s’est pas contentée d’être une simple rencontre, elle a été un appel à l’action. Les acteurs locaux, moi y compris, repartent avec une mission claire : promouvoir le commerce équitable dans nos communautés, nos écoles, et nos gouvernements. Cette conférence a renforcé notre conviction que la solidarité internationale est la clé pour un monde meilleur. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Alors que nous tournons cette page, je ressens une grande excitation pour ce qui nous attend : la 24e édition de la conférence à Drakenstein, en Afrique du Sud, en 2024. Et qui sait, peut-être une édition quelque part en Belgique en 2026 ? Vu la taille de la délégation belge chaque année (ici quasi 20 participants), cela serait porteur de sens.

D’ici là, continuons à semer les graines du commerce équitable, pour que l’équité, la justice et la solidarité deviennent la norme, et que qualifier un commerce d’équitable ne soit plus nécessaire…C’est le commerce inéquitable qui devrait être poursuivi et non le commerce équitable qui soit l’exception.

Le changement est en marche, et je vous invite à nous rejoindre pour un monde plus juste et équitable. 

Laurent Bourgois, Président du Comité de Pilotage de la Commune de Jette (CDCE Jette, Bruxelles) et fervent défenseur du commerce équitable.

« Le combat d’une économie plus solidaire est autant celui des producteurs du sud que celui de ceux du nord« 

Bien que impliqué dans une commune titrée depuis 2012, j’ai souhaité participé à cette conférence internationale pour aller me ressourcer ! J’étais en panne d’inspiration et je me suis dit qu’un peu de recul me ferait du bien. Si déjà le déplacement de la délégation belge francophone valait le déplacement (sept adultes dans une voiture pour 8 heures de route, c’est déjà en soit des conditions pour se rapprocher mais également une intelligence collective qui minimise notre impact CO2) ; c’est surtout la prise de connaissance de la réalité mondiale qui fait du bien : nous sommes tous, allemands, coréens, sud africains ou costariciens, face aux mêmes obstacles : implication des communautés locales, mobilisation des élus, recherches de ressources financières, etc. C’est finalement surtout la personnalité des coordinateurs locaux qui crée la différence en termes de dynamique locale !

Mais ce que je retiens avant tout, moi qui suis avec l’ADL de Durbuy impliqué dans le soutien aux producteurs locaux, c’est que le combat d’une économie plus solidaire est autant celui des producteurs du sud que celui de ceux du nord. Qu’on l’appelle commerce fairtrade dans le sud ou circuit court dans le nord, tous deux en tout cas se positionnent clairement face à une industrialisation agressive et non respectueux des revenus des producteurs. Il s’agit dans notre cas de défendre des valeurs humaines de solidarité, avec par exemple un prix minimum garanti ! Ce qui était heureux c’est de quitter un discours nordiste emprunt de bienveillance paternaliste solidaire envers le sud, pour se tourner vers un combat similaire pour une économie solidaire partout sur la planète. 

Xavier Lechien – ADL de Durbuy